Le grand retour du Semi-Neige Audencia - Témoignage de Stella Cellier, responsable de l’événement
Du 13 au 20 décembre 2025, le Semi-Neige d'Audencia a réuni une soixantaine d’étudiants pour une semaine sportive et conviviale dans les Alpes. Stella Cellier, responsable de cette édition, revient sur les coulisses de ce temps fort de la vie étudiante.
Pour commencer, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le Semi-Neige ?
Le Semi-Neige, c’est tout simplement le séjour au ski d’Audencia. Historiquement, il est proposé aux étudiants de première et de deuxième année du programme Grande Ecole. C’est un moment fort de la vie associative, un peu iconique dans les écoles de commerce.
Cette année, j’ai repris la responsabilité de ce séjour après l’élection du nouveau Bureau Des Sports, Sport’Atlas, avec un vrai défi : remettre le Semi-Neige au goût du jour. L’édition 2024 n’avait malheureusement pas pu avoir lieu, principalement en raison du prix, du choix de la station et des complications liées aux justifications d’absence. On sentait que, si on ne réagissait pas, l’événement risquait de disparaître.
Comment avez-vous organisé cette nouvelle édition pour relancer la dynamique ?
J’ai commencé à travailler sur le Semi-Neige dès mars 2025. Même si j’étais toute seule sur ce pôle, j’ai été très soutenue par le Bureau Des Sports (BDS) : la présidente, le vice-président, la secrétaire générale, les trésoriers, ainsi qu’un membre du Pôle Evènementiel de l‘école.
Nous avons d’abord fixé les dates, choisi la destination et engagé très tôt les démarches auprès des prestataires pour obtenir les meilleures conditions possibles.
Nous avons décidé de partir dans les Alpes, une destination très appréciée des étudiants. Le séjour s’est tenu du 13 au 20 décembre, juste après les examens, ce qui a permis de profiter pleinement de la semaine.
Cette édition a été ouverte uniquement aux deuxièmes années, en raison de contraintes d’emploi du temps. Pour beaucoup, ça a été l’occasion de vivre un dernier temps fort tous ensemble, avant leur départ en échange ou en césure.
Qu’est-ce qui a rendu ce séjour particulièrement attractif pour les étudiants ?
Le nerf de la guerre, c’était le prix. On savait que c’était le point sensible de l’édition précédente. On a beaucoup travaillé sur ce point, notamment en ouvrant un dossier auprès de la CVEC.
Grâce aux aides que l’on a reçues, on a pu proposer un séjour tout inclus à 490 € par personne, comprenant le transport, l’hébergement, les forfaits, le matériel, les assurances et les activités organisées. Pour un séjour au ski, c’est vraiment très attractif.
Sur les 60 participants, une quinzaine d’étudiants n’avaient jamais skié. Ça montre bien que le prix habituel du ski est un frein. Le Semi-Neige a été une vraie porte d’entrée pour eux.
Dailleurs, au moment de l'ouverture des réservations, toutes les places sont parties en moins d’une heure !
Au-delà du ski, quelles activités aviez-vous prévu sur place ?
On voulait vraiment mettre l’accent sur le côté sportif et convivial.
Pour les étudiants qui ne savaient pas skier – et même pour les autres – on a mis en place des sessions de découverte.
L’idée était de regrouper les étudiants par niveau :
- un groupe snowboarders,
- un groupe débutants,
- un groupe intermédiaires,
- un groupe avancés.
Ces sessions étaient facultatives, mais les groupes se remplissaient à chaque fois. Au sein d’un même groupe d’amis, on n’a pas toujours le même niveau. De cette façon, chacun pouvait skier avec des personnes qui avaient les mêmes attentes et le même rythme.
On a aussi organisé un Tournoi des Neiges, un grand tournoi sportif sur une après-midi. Les équipes s’affrontaient sur :
- un curling revisité (version luge),
- du foot sur neige,
- du volley sur neige.
L’ambiance était incroyable, les étudiants ont adoré. Ce sont toutes ces activités annexes qui ont rendu le séjour encore plus magique.
Quels retours avez-vous eu de la part des participants ?
Les retours ont été très positifs.
Voir le séjour complet a été un énorme soulagement après tout le travail fourni. C’était beaucoup d’investissement.
Ensuite, pendant et après le séjour, les étudiants nous ont dit à quel point ils avaient adoré. Pour un voyage à près de 500 €, même si le prix est bas pour un séjour au ski, on sait que les attentes sont élevées. Et là, ils n’ont pas été déçus.
Au vu de ce succès, comment voyez-vous l’avenir du Semi-Neige ?
Pour moi, le Semi-Neige doit perdurer. Je pense qu’il y a un vrai potentiel pour le faire grandir et évoluer.
Le gros défi pour les prochains mandats, ce sera de maintenir un prix abordable. Ça demandera encore beaucoup de travail sur les dossiers de financement, et peut-être une réflexion sur l’organisation du pôle. Cette année, comme j’étais seule, je suis passée par un prestataire, ce qui a un coût. À l’avenir, il faudra voir si d’autres options sont possibles.
En tout cas, ça fait vraiment plaisir de voir que les étudiants ont répondu présents et ont beaucoup apprécié le séjour. C’est pour ça qu’on s’engage dans les associations : pour créer ce genre de souvenirs-là.