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Eloïse Ameye : une étudiante Audencia en route pour le championnat du monde de cheerleading
Étudiante en apprentissage du Mastère Spécialisé® Marketing, Design et Création à Audencia, Eloïse Ameye mène une vie aussi intense qu’inspirante. Entre école et entreprise, Eloïse pratique le cheerleading, une discipline alliant acrobaties, gymnastique et chorégraphies collectives, en tant que coach et athlète. Cette année, elle s’apprête à vivre une aventure exceptionnelle : participer aux championnats d’Europe et du monde de cheerleading. Portrait d’une étudiante déterminée et passionnée.
Vous avez intégré, cette année, le Mastère Spécialisé® Marketing, Design et Création d’Audencia. Quel est votre parcours et qu’est‑ce qui vous a menée à cette formation ?
J’ai suivi une classe préparatoire intégrée en chimie au sein de la Fédération Gay-Lussac, qui m’a menée vers l’ingénierie généraliste. Puis, j’ai intégré l’école d’ingénieur Centrale Méditerranée, à Marseille, où j’ai obtenu mon diplôme en septembre 2025.
À l’issue de ce cursus, j’ai souhaité compléter mon profil d'ingénieure avec des compétences plus créatives. C’est ce qui m’a conduite vers le MS® Marketing, Design et Création d’Audencia, en octobre dernier. Cette formation me permet d’allier mon bagage scientifique à une approche plus polyvalente.
En parallèle de vos études, vous pratiquez le cheerleading. Depuis quand ce sport fait-il partie de votre vie et comment l’avez-vous découvert ?
Je pratique le cheerleading depuis quatre ans seulement.
J’ai toujours été très sportive. J'ai fait de la gymnastique rythmique quand j'étais adolescente. J'ai arrêté à la suite d'un déménagement, faute de club. Je me suis alors mise au basket, puis au football. Mais, il me manquait l’aspect gymnique.
En arrivant en école d’ingénieur, j’ai découvert l’équipe pompom du campus. Dans le milieu universitaire, on mélange souvent danse pompom et cheerleading. Mais, ce qui m’a tout de suite plu, ce sont les portés, la partie cheerleading finalement. Quand on cherchait des idées de portés avec mon équipe de pompom, le terme qui revenait très souvent c'était “cheerleading”. J'ai commencé à me renseigner sur le sujet et, par chance, je suis tombée sur le club de Marseille, que j'ai intégré la saison suivante.
On a rapidement détecté un certain potentiel chez moi et j’ai évolué très vite. J’ai aussi eu la chance de rencontrer une ancienne membre de l’équipe de France, qui est devenue une amie. Elle m’a beaucoup soutenue et encouragée.
Lorsque j’ai déménagé à Nantes il y a quelques mois, j’ai dû quitter mon club marseillais. J’ai alors intégré les Royalty, où je m’entraîne actuellement. »
Comment parvenez-vous à concilier école, apprentissage et entraînements ?
C’est un rythme extrêmement dense. Le Mastère Spécialisé® demande beaucoup de travail personnel. Je suis en apprentissage, avec un rythme 1 semaine à l’école / 2 semaines en entreprise. Après mes journées en entreprise, je dois avancer sur mes projets pour l’école.
À cela s’ajoutent mes entrainements sportifs, qui représentent 10h30 de sport par semaine, dont :
- 3h30 de cheerleading avec l’équipe de France
- 4h de cheerleading dans mon club nantais
- 3h de crossfit pour la préparation physique
- Et en plus de ces activités, je suis coach de cheerleading.
J'entraîne une équipe junior “All Girls”, 100% féminine, au sein de mon club de Nantes. Elles vont se présenter aux qualifications du championnat de France le 15 mars prochain, avec pour objectif, je l'espère, de participer au championnat de France à Clermont-Ferrand au mois de juin.
Je me suis aussi engagée à coacher l’équipe pompom d’Audencia, les Pompomdencia, dès ce début d’année 2026. A mon arrivée à Nantes, l’équipe préparait le Tournoi Grand Ouest (TGO). J’ai pu les aider un peu, notamment sur la sécurité et la technique pour les portés. Mais, le timing était très serré avant la compétition. Cette fois-ci, je vais accompagner le nouveau mandat dès leurs premiers entrainements. Cela va nous permettre de travailler plus en profondeur.
Les journées sont longues. Je dois avouer que je ne pensais pas que le rythme allait être aussi intense. Mais la passion compense largement l’intensité !
Vous allez participer pour la première fois aux championnats d’Europe et du monde de cheerleading. Comment se sont passées les sélections pour intégrer l’équipe de France ?
Je me suis présentée en groupe, avec trois autres athlètes des Royalty de Nantes, que j’ai rencontrées l’été dernier. Avant mon déménagement, j'avais aussi prévenu le club de Nantes que j’envisageais de participer à la sélection en équipe de France et que j’étais preneuse de contacts si d’autres athlètes étaient intéressées. Je les ai rencontrées en août et ça a tout de suite bien matché.
Pour intégrer l’équipe de France, un niveau “élite” est demandé. C’est le niveau le plus élevé dans la catégorie pour laquelle nous nous sommes présentées. Nous avons beaucoup travaillé de septembre à début novembre pour être prêtes pour les sélections. De mon côté, un défi supplémentaire s’ajoutait : j’intégrais un nouveau poste au sein du groupe, un rôle que je n’avais encore jamais tenu à un niveau aussi exigeant.
Au terme des sélections, nous avons eu la joie d’être retenues parmi les 30 athlètes sélectionnées sur plusieurs centaines de participantes. C’était un moment très fort et une véritable reconnaissance du travail accompli.
Comment vivez-vous cette préparation pour de si grands championnats ?
C’est une année exceptionnelle !
Avec mon club nantais, nous préparons deux compétitions : une compétition à Lyon fin mai, et le championnat d'Europe, qui a lieu à Lisbonne fin juin. A Marseille, j’ai eu l’occasion de participer à des championnats de France. Mais, avec les Royalty, c'est la première fois que je vais faire une compétition internationale.
Avec l’équipe de France, nous nous envolerons pour le championnat du monde à Orlando, au mois d’avril. C’est ma première sélection nationale, et après seulement quatre ans de pratique. Je fais partie des athlètes qui ont commencé tard. Mais, ça prouve qu’en travaillant beaucoup on peut atteindre ses objectifs. C’est une immense fierté.
L’équipe de France étant composée d’athlètes dispersées à travers le pays, nous envoyons des vidéos de nos entraînements chaque semaine et participons à des regroupements dans différentes villes. Nous aurons aussi un showcase à Paris début avril. C'est une présentation officielle de l’équipe devant un public. Cet évènement est une sorte d’entrainement en condition de compétition, avec les uniformes, le maquillage, etc. C’est très intense, mais tellement enrichissant. »
Qu’est-ce que ces compétitions représentent pour vous ?
C’est beaucoup d’émotion et d’engagement.
Tout cela demande de la régularité et de la discipline. J’essaie de faire une dizaine d’heures de sport par semaine, mais ce n’est pas toujours simple de s’y tenir. Parfois c’est compromis par des travaux à rendre pour l’école. Si l’une des athlètes est malade, on loupe un entrainement. On essaie toujours le rattraper, mais il faut réussir à faire se coordonner les plannings de chacune.
Toutefois, le plus dur ce n’est pas l’entraînement, mais tout ce qu’il y a autour, le financement notamment. En France, les cheerleaders ne sont pas reconnus comme sportifs de haut niveau et tout est à notre charge (déplacements, hôtels, billets d’avion). Cela représente des sommes importantes, surtout pour des étudiants.
J’ai notamment dû chercher des subventions et ouvrir une cagnotte pour m’aider à financer toutes ces dépenses.
Mais une fois aux championnats, ce sera un vrai plaisir et l’accomplissement de tout un travail. Et je l’espère, des podiums !
Si vous souhaitez participer à la cagnotte d’Eloïse, cliquez ici
Crédit photo : Trésor Pululu