De Jean Bodin à l’autonomie stratégique européenne, la souveraineté a changé de nature : elle ne se mesure plus à ce que l’on possède, mais à ce que l’on reste capable de faire.
« Souveraineté numérique », « souveraineté industrielle », « souveraineté alimentaire »… Le mot est partout : discours politiques, feuilles de route industrielles, comités de direction. Mais à force de tout désigner, il finit par ne plus rien dire, et une première plongée dans le sujet donne vite le tournis. Et si la souveraineté n’était, au fond, qu’une autre manière de parler de robustesse — cette capacité à durer et à agir dans un monde qui ne tient pas en place ? Petit tour d’horizon.